Aller au contenu
Point de Bascule
Vie freelance

RGPD pour les freelances : ce que tu dois vraiment mettre en place

Le RGPD ne concerne pas que les grandes entreprises. En tant que freelance, tu traites des données personnelles — et tu as des obligations concrètes.

Pourquoi le RGPD te concerne, même en solo

Dès que tu collectes, stockes ou traites des données personnelles (un nom, un email, un numéro de téléphone), tu es considéré comme "responsable de traitement" au sens du RGPD. Peu importe ta taille. Un freelance qui gère une liste de prospects dans un tableur est soumis aux mêmes principes qu'une PME. La différence, c'est l'échelle des obligations pratiques.

Les mentions légales : ce qui doit figurer sur ton site

Si tu as un site internet, les mentions légales sont obligatoires en France (loi pour la confiance dans l'économie numérique). Elles doivent indiquer :

En complément, si tu collectes des données via un formulaire de contact, tu dois ajouter une politique de confidentialité expliquant quelles données tu collectes, pourquoi, combien de temps tu les conserves, et quels sont les droits de tes visiteurs (accès, rectification, suppression).

Le registre des traitements : simple mais indispensable

Tout responsable de traitement doit tenir un registre des activités de traitement. Pour un freelance, ce registre peut être un simple tableau (Excel, Notion, Google Sheets) qui recense :

Tu n'as pas à le soumettre à la CNIL, mais tu dois pouvoir le présenter en cas de contrôle. Il prouve ta démarche de mise en conformité.

Les données clients : les bons réflexes au quotidien

Collecter uniquement ce dont tu as besoin : c'est le principe de minimisation. Tu n'as pas besoin de la date de naissance de ton client pour lui envoyer une facture. Quelques bonnes pratiques concrètes :

Les situations qui augmentent tes obligations

Certaines activités freelance impliquent des données sensibles ou en grande quantité, ce qui renforce tes obligations. C'est le cas si tu travailles dans le secteur de la santé, si tu fais du recrutement (CV de candidats), ou si tu gères une newsletter avec des milliers d'abonnés. Dans ces cas, la CNIL recommande de réaliser une analyse d'impact (AIPD) avant de lancer le traitement.

Par ailleurs, si tu travailles pour des clients qui te transmettent des données de leurs propres clients, tu es alors "sous-traitant". Ton client doit te soumettre un DPA (Data Processing Agreement) que tu as le droit de lire et de négocier.

Ce qu'il faut retenir

Le RGPD se résume à trois actions concrètes pour un freelance : rédiger ses mentions légales et sa politique de confidentialité, tenir un registre des traitements même sommaire, et adopter de bonnes pratiques de gestion des données clients. Ce n'est pas une montagne, mais c'est un minimum que l'on ne peut plus ignorer en 2025.

Sources : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) ; CNIL.fr ; Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 (LCEN)

Tu sauras quand tu bascules à la TVA.

Entre ton chiffre d'affaires. On te dit où tu en es, vers quel mois tu passes le seuil, et ce qu'il y a à faire. La plupart des mois : rien.

Voir où j'en suis

Sans compte. Tes chiffres restent dans ton navigateur.